Les territoires réceptifs sont l’objet de flux touristiques qu’ils maîtrisent plus ou moins. En tant que destination organisée, ils ont toutintérêt à valoriser leurs avantages naturels et culturels, en se distinguant les uns des autres. Située dans « l’après-tourisme de masse », cette évolution remet en discussion la pertinence de « produits standards » et interroge tous les acteurs de la filière : la connaissance des attentes des clients, l’adaptation des équipements, la construction de l’offre, hébergement, restauration, activités, artisanat, la spécification de produits de territoire et le marketing…
À en rester à un modèle de gestion de proximité par les entreprises touristiques, alors quedes intermédiaires mondialisés ont imposé une gestion à distance par les TIC et le e.voyage, on court le danger d’emplois précarisés, au détriment de la qualité des relations entre les réceptifs et les touristes, de la qualification des emplois, du développement des filières associées dans un secteur d’activité qui est déjà fortement soumis à la volatilité des destinations.
Pour réussir la mutation vers un tourisme de qualité, on ne peut plus faire l’impasse sur les ressources humaines. Comment faire évoluer les métiers et les savoir-faire des entreprises touristiques ? Comment intégrer le tourisme comme une dimension déterminante d’un projet territorial de développement ?
Martine Théveniaut, Chargée de mission, Pactes locaux, rapport


