Le territoire, en tant que construit social et historique, peut s’apparenter à un espace de mobilisation des acteurs et de valorisation des ressources locales, matérielles et immatérielles. Mais, comparées aux ressources d’une entreprise, celles d’un territoire sont moins mobiles, moins façonnables et leur évolution moins réversible. Les orientations prises il y a parfois fort longtemps (à la suite de décisions murement réfléchies, d’occasions manqués ou d’opportunités saisies) façonnent le paysage productif, influencent le système d’éducation et de formation et structurent le fonctionnement du marché du travail local. Au travers de cette dépendance au chemin parcouru, les ressources humaines développent une capacité à formuler et à résoudre des problèmes productifs dans un cadre donné (ce qui ne veut pas dire figé). Dès lors, deux questions fondamentales se posent aux acteurs du territoire. D’abord, en quoi et comment les compétences, individuelles et collectives secrétées et/ou récupérées localement, participent-elles au développement économique d’un territoire ? Ensuite, qu’advient-il de ces compétences quand le système productif local est amené à emprunter une voie nouvelle (mutation majeure des activités économiques présentes sur le territoire voire disparition de ces dernières au bénéfice d’activités sensiblement différentes) ? Comment ces compétences peuvent-elles être récupérées, combinéeset transformées pour répondre aux nouveaux besoins du territoire ?
Bruno Berenguel, Directeur de
l’OREF LR, animation
Hervé Carloz, chef d’entreprise, société ECOGIA
Gérald Gervasoni, Vice Président de la communauté de communes du Pays Viganais
Annie Lamanthe, Ingénieur de recherches, Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail / CEREQ, rapport