Face à la crise, certains territoires cherchent à surfer sur la vague de l’économie dite résidentielle et privilégient à tous crins une stratégie de développement des services à la personne. On connait bien les avantages attendus d’un tel choix : régénération du lien social, développement quantitatif et rapide de l’emploi salarié et création d’opportunités de réinsertion pour des publics en difficulté sur le marché du travail. Mais, quels coûts d’opportunité et quelles irréversibilités faut-il accepter pour les territoires concernés et les populations qu’ils abritent ? Quelles seront, à moyen terme, les conséquences d’une telle stratégie sur les marchés locaux du travail ? Ne peut-on anticiper et redouter des effets d’éviction par rapport à d’autres secteurs d’activité a priori plus « moteurs », moins porteurs de précarité et moins dépendants de financements publics ?
Emmanuelle Benson, chef de projet, Pays Corbières Minervois
Bertrand Mary, chargé de mission développement économique ETD
Stéphane Piton, chargé de mission GPEC/ADEC Médico Social , Syndicat Mixte Pays Midi-Quercy
Didier Taverne directeur des études socio-économiques de l'agence d'urbanisme de Mulhouse, chercheur associé, Université Montpellier 3
ETD : Le dossier de l’observatoire « Lettre du DL » consacré au thème de l’économie résidentielle
Laurent Davezies « la république et ses territoires », Seuil, 2008