Les quartiers urbains en difficulté sont-ils condamnés au misérabilisme ? Sont-ils acculés à n’être que des territoires de relégation ou, au mieux, que des lieux d’expérimentation « sociale » pour la politique de la ville ? Les territoires ruraux isolés sont-ils contraints de perdre leurs forces vives ? Certes, le territoire délimite l’avenir probable des individus, en particulier des jeunes peu diplômés. Par sa structure économique, sociale et scolaire, le territoire ouvre ou ferme bien des portes à ceux qui, de gré ou de force, y sont attachés. Mais peut-on se résoudre à cette forme de reproduction sociale ? Quelles sont les tendances « spontanées » (liées par exemple à des mobilités choisies et à des choix de vie) et les actions volontaristes susceptibles d’enrayer cette mécanique infernale qui discrimine négativement les territoires et les populations ? Que peut-on attendre de l’école et de l’entreprise ? Quels sont les projets mobilisateurs et porteurs d’un changement social ?
Jean-Claude Barrois, Président de l’association Réussir aujourd’hui
Bruno Berenguel, Directeur de l’OREF LR, animation
Clare HART, Directrice de l’entreprise ILO (International Language Organisation)
Bernard Hillau, Chargé de mission, CEREQ, rapport